Le Manoir des filles perdues, Grady Hendrix

Droits réservés : Nathan McDine
En quelques mots

Enceinte à seulement quinze ans, Flore est envoyée à Wellwood House. Au cœur d’une sombre forêt, ce manoir est une institution où les familles placent des adolescentes pour qu’elles accouchent en secret et abandonnent leurs bébés.

Derrière les hauts murs de cet inquiétant établissement, ces filles perdues et rebelles mènent une vie où chacun de leurs gestes est contrôlé. Coupées du monde extérieur, elles doivent obéir au doigt et à l’œil à des adultes cruels et chaque journée est un calvaire.

Jusqu’au jour où Flore découvre un véritable manuel de sorcellerie. Intriguées, les jeunes filles commencent à pratiquer des sorts. Elles découvrent alors un pouvoir incroyable… et la possibilité de se venger. Mais rien n’est jamais donné gratuitement. Il y a toujours un prix. Et à Wellwood House ce prix sera payé par le sang…

Image de fond : Nathan McDine
Un roman… d’horreur ?

Je l’ai beaucoup vu sur les réseaux sociaux, la couverture et le titre m’ont très vite rendue curieuse. Après un peu de patience pour qu’il arrive dans l’une des médiathèques de mon réseau, je l’ai enfin eu entre les mains. Je lis assez peu de romans d’horreur, car j’en sors souvent déçue, mais j’ai quand même eu envie de laisser sa chance à celui-ci.

Pour être tout à fait honnête dès le début, j’ai trouvé que le côté « horreur », était assez peu présent au départ et finalement ça met un bon moment avant de dérailler. Et même là, je trouve que l’on est en réalité plutôt sur du fantastique avec des scènes gores, que sur de l’horreur qui vous fait vous ratatiner sous votre couette. Enfin, pour ma part en tous cas, je n’ai en aucun cas eu peur.

Un Roman… d’horreurs !

En définitive, les quelques scènes graphiques n’ont pas eu l’effet « horreur » escompté sur moi. Par contre, à mes yeux, le plus inquiétant se trouvait ailleurs et notamment dans les scènes de violences physiques et verbales que les jeunes filles du manoir subissent tout au long de l’histoire. Et surtout, le fait que tous ces événements, bien que teintés de fantastique, ont été des réalités avant d’être utilisés pour cette fiction.

Le prologue du livre est d’ailleurs selon moi ce qu’il y a de plus glaçant. Et les débuts de chapitres, qui suivent l’évolution de la grossesse de Flore, avec des phrases qui sous leurs airs naïfs, font culpabiliser des (très jeunes) femmes qui subissent une grossesse involontaire.

Une bonne ambiance d’automne

L’auteur maîtrise clairement son ambiance et je me suis vite laissée embarquer dans cette histoire, m’attachant très fort à ces jeunes filles enfermées dans ce manoir. Je dois tout de même dire que j’ai trouvé quelques longueurs et redites, qui auraient pu être évitées et réduire un peu la taille du récit. Cela étant, les filles sont hyper attachantes, toutes autant qu’elles sont et même si elles sont plutôt nombreuses, on arrive à créer du lien et de la tendresse pour chacune d’entre elles.

En deux mots, j’ai apprécié ma lecture, malgré des longueurs. Le sujet est plus inquiétant que le côté horrifique, mais les quelques scènes d’horreur plutôt sanglantes en font un bon roman pour la saison automnale et proche d’Halloween.

Que font les bibliothécaires d’après vous ? Elles se contente d’enregistrer les emprunts ? Certainement pas. Nous livrons le savoir aux personnes qui en ont besoin.

Ce billet participe au Challenge Halloween
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