Chaque serment que tu brises, Peter Swanson

Droits réservés : Amanda Sixsmith
En quelques mots

Abigail n’aurait jamais imaginé épouser un millionnaire. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Bruce, séduisant homme d’affaires new-yorkais. Certes, ce n’est pas la grande passion, mais Bruce est gentil, rassurant et attentionné au point d’organiser lui-même son enterrement de vie de jeune fille en Californie. Là, passablement éméchée, Abigail passe la nuit dans les bras d’un parfait inconnu, Scottie. Une erreur sans conséquence, pense t-elle non sans remords. Sauf que l’amant intempestif réapparaît juste avant la cérémonie et supplie Abigail de tout annuler. Pire, il la suit sur l’île privée où se déroule sa lune de miel. C’est là qu’Abigail commence à paniquer. Qui est Scottie ? Comment lui échapper sur cette île déconnectée du reste du monde ? Heureusement que Bruce est là, il saura la protéger et tout va s’arranger… N’est-ce pas ?

J’aime beaucoup Peter Swanson, découvert il y a quelques années, j’étais plutôt sereine à l’idée de découvrir ce titre, que j’avais trouvé d’occasion voilà quelques mois…

Image de fond : Christian Lendl
Du rêve au cauchemar

Jusqu’à maintenant, Swanson a toujours réussi à me convaincre avec ses polars, souvent surprenants et assez rarement ce à quoi on s’attend. Ici, pas de thriller gore et angoissant (bien que certaines scènes ne nous épargnent pas !), mais du polar qui nous balade et nous manipule, faisant grimper la tension dans une atmosphère pesante et malsaine. C’est le point fort de l’auteur d’ailleurs : créer des ambiances presque idylliques qui partent peu à peu en vrille et deviennent inquiétantes.

Les personnages suivent le modèle du scénario : du joli et un vernis qui fini par se craqueler. Et même si on pressent quelque chose de sombre chez Bruce dès le départ, c’est loin, très loin, d’être ce qu’on imagine… Et encore moins avec tous les autres personnages. Il ne faut pas se fier aux apparences avec Peter Swanson.

Doute et tension

Dans ce roman, la tension est palpable dès le début, on flaire l’embrouille à plein nez, sans pour autant réussir à mettre le doigt dessus. Swanson maîtrise clairement l’art de mettre à la fois à l’aise et mal à l’aise : une écriture accessible pour des situations pesantes. Les retournements de situation ont su me surprendre, je me doutais de certains moins, mais je n’ai pas tout vu venir.

Mon seul regret, c’est la fin, que j’ai trouvée un peu rapide et précipitée, par rapport à toute la montée en tension, qui, elle, prend son temps.

En deux mots

Ce fut donc une lecture agréable et bien pensée, malgré le bémol final. Ce n’est pas le meilleur de l’auteur, mais je continuerai de découvrir sa bibliographie avec grand plaisir.

Dans le doute, dis la vérité.

D’autres titres de Peter Swanson à découvrir sur le blog : « Huit crimes parfaits » et « Ceux qu’on tue« .

, ,

🠕 Remonter en haut de la page 🠕


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

🠕 Remonter en haut de la page 🠕