
En quelques mots
Le jour de ses 27 ans, Melody Bittersweet, dernière d’une famille de médiums connus dans toute la ville, ouvre sa propre agence de chasseuse de fantômes. Sa première mission consiste à déloger trois fantômes qui hantent une maison, empêchant le propriétaire de la vendre. Elle comprend qu’un meurtre non élucidé les retient dans cette propriété.

Tentation et déception
J’ai vu plusieurs fois passer lorsque je cherchais quoi ajouter à ma pile à lire spéciale Halloween. Je l’ai d’abord laissé de côté, mais cette année, j’ai cédé et je me suis lancée. Cette couverture plutôt séduisante et la promesse d’une histoire avec un côté « Ghost Whisperer », série que j’aime beaucoup, ont eu raison de moi et j’ai profité de mes vacances pour faire la connaissance de Melody.
Je vais être honnête, je n’ai pas passé un mauvais moment à proprement parler, mais ce ne sera pas une lecture qui me restera très longtemps en tête. Ça se lit facilement et assez vite et l’écriture de l’autrice n’est pas désagréable, mais ça n’a pas suffit à me convaincre.
Des fantômes intéressants
Ce qui m’a fait tenir jusqu’au bout, c’est la petite enquête que Melody et ses acolytes mènent pour découvrir l’histoire de ces fantômes qui hantent la maison en vente. Ces fantômes, je les ai vus comme ceux de la série « Ghosts » plus que comme dans « Ghost Whisperer », avec leur côté malicieux (pour le plus jeune des trois au moins) et sur certains aspects, mais qui en révèleraient trop sur l’intrigue pour les aborder ici.
Les fantômes m’ont plu, m’ont amusée et m’ont touchée, plus que les vivants de cette histoire. L’histoire prend sa place petit à petit, le suspense est présent et plutôt bien tenu, mais j’avoue que le dénouement de ces investigations est arrivé un peu rapidement à mon sens, tout se résout très vite et on passe vite à autre chose.
Un gap entre l’héroïne et les personnages secondaires
Si j’ai aimé les fantômes, j’ai eu plus de mal avec l’héroïne. Elle m’a agacée du début à la fin, je l’ai trouvée geignarde au possible. Son célibat semble être la pire des choses dans sa vie et j’ai trouvé ça très dommage que ça devienne presque le sujet principal. Sans compter qu’elle tombe amoureuse toutes les 5 minutes, que ce soit de son ex, de son pire ennemi, d’une chaise ou d’un fantôme. Et j’ai trouvé que ça n’apportait rien à l’histoire finalement : les scènes un peu « spicy » n’ont pas de réel intérêt, elles n’y seraient pas, l’histoire serait la même.
J’ai même préféré les personnages secondaires à Melody. Marina la meilleure amie de Melody m’a beaucoup amusée, Arthur m’a touchée et la grand-mère de Melody avec son champagne m’a beaucoup fait rire. Ils sont à mon sens plus réussis et ils m’ont aussi permis de moins m’énerver.
Pas de réconciliation
Dans l’ensemble, ce n’est pas une mauvaise lecture en soi, mais je crois simplement que ce n’était pas vraiment fait pour moi. Les histoires de fantômes oui, les romances inintéressantes non… Vous le savez sûrement depuis le temps, la romance et moi, ce n’est pas une histoire d’amour. Et clairement, ce n’est pas avec ce roman qu’on va se réconcilier !
Quand elle mourra, si jamais elle meurt un jour, son mantra « C’est l’heure de l’apéro quelque part. » sera gravé sur sa tombe.

