Le loup noir, Louise Penny

Droits réservés : Thomas Lardeau
En quelques mots

Quelques semaines après avoir déjoué un complot terroriste, Armand Gamache se remet des blessures subies lors de l’attaque. La tentative d’empoisonnement de l’eau potable de Montréal a échoué et le commanditaire présumé est emprisonné. Mais n’était-ce qu’un prélude ? Le loup gris a vaincu, mais le loup noir court toujours…

Je pense que vous le savez, Louise Penny c’est une de mes autrices préférées. J’adore ses romans, sa série autour d’Armand Gamache est clairement un coup de cœur depuis le début et je ne peux que vous inviter à découvrir… J’ai déjà publié plusieurs billets sur Louise Penny, « Enterrez vos morts » le tome 6 et « Le beau mystère« , tome 8. Un conseil, si vous voulez découvrir la série, prenez-la dans l’ordre.

Droits réservés La Planque à Libellules – CC-by-NC-ND
Vingt tome, zéro ennui

Vingtième tome d’Armand Gamache et pas d’essoufflement. Louise Penny réussit à se renouveler à chaque tome, avec des enquêtes riches et captivantes, pleines de rebondissements et à la tension justement dosée. Chacun de ses romans est un bonheur, c’est comme retrouver une grande famille à chaque fois. Elle a réussi à créer un univers où l’on se sent bien, mais où l’on est aussi souvent malmené : l’autrice n’hésite pas à mettre ses héros en danger (et nos nerfs) à rude épreuve par la même occasion. Les émotions sont fortes, on passe facilement du rire aux larmes. Tout est très justement dosé, ce qui a un goût de « reviens-y ».

Le tome précédent, « Le loup gris », et celui-ci sont étroitement liés. Louise Penny aborde la politique dans ce diptyque, ce n’est pas un sujet évident et pourtant ça marche jusqu’au bout. J’ai souvent du mal avec les intrigues un peu trop politiques, ça m’ennuie très vite. Là, on a des enjeux de pouvoir, mais aussi et surtout des enjeux environnementaux, qui me touchent et me questionnent beaucoup. Ajoutez à ces luttes de pouvoirs, une bonne dose d’action et des personnages aux multiples facettes et vous avez un roman difficile à lâcher.

En prime, elle glisse quelques thématiques d’actualité, notamment le racisme, le complotisme et le musèlement de la presse… Pour moi, c’est aussi cet ancrage dans l’actualité qui fonctionne si bien, particulièrement dans ce tome qui résonne très fort avec les récentes informations provenues des États-Unis, et qui rend la lecture très troublante.

Des personnages ambivalents et hétéroclites

Au-delà des personnages principaux que j’adore, Armand, Reine-Marie, Jean-Guy, Isabelle et toute la clique de Three Pines, Louise Penny crée aussi des personnages plus secondaires tout aussi élaborés, avec de la profondeur et pour lesquels on peut aussi trembler, parce qu’on s’y est attaché, même s’ils ne sont pas présents longtemps. En outre, l’autrice n’a pas fait de ses héros des personnages uniformes, ils ont des failles, des fragilités et même des griefs les uns contre les autres. J’aime qu’elle nous fasse douter régulièrement et qu’elle remette en question nos certitudes vis-à-vis de ses protagonistes.

Dans ses romans, Louise Penny sait aussi nous faire sourire, et même rire aux éclats parfois, avec des personnages qui agissent comme des exutoires, notamment Ruth la poète folle avec sa cane, qui a toujours un comportement ou un mot pour nous décrocher un sourire. Et l’autre élément qui permet de se détendre pendant une lecture parfois angoissante : la nourriture. Les personnages se régalent régulièrement au restaurant ou chez eux, les passages gourmands sont d’ailleurs tellement nombreux, qu’ils en deviennent presque un personnage à part entier. À tel point que l’éditeur a carrément créé il y a quelques années un livres de recettes inspirées des romans, que vous pouvez télécharger.

Une série addictive

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce tome, comme tous les précédents et j’ai déjà hâte de revenir à Three Pines pour retrouver toutes les émotions que Louise Penny sait nous transmettre, de la souffrance au câlin littéraire. Je ne peux que vous inviter à découvrir l’autrice, si vous ne la connaissez pas encore… Mais attention, sachez que c’est addictif !

Quelques minutes plus tard, il avait été rejoint par la poète folle et sa cane, tout aussi folle mais plus chic.

Ce billet participe au Challenge des Dames en Noir.

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