Carte postale #54 : Le Château des Milandes

Presque un mois sans écrire par ici… Le temps a filé à une vitesse folle ! Me revoilà pour une carte postale qui remonte à notre séjour en Dordogne en octobre dernier pour nos trois ans de mariage. Je vous avais déjà parlé des Jardins de Marqueyssac, du Gouffre de Padirac et dernièrement du Château de Castelnaud. Je vous embarque pour un nouveau Château : celui des Milandes, qui fut, entre autres, la demeure de Joséphine Baker.

La matinée de cette journée de visites avait été consacrée au Château de Castelnaud. Une fois la visite terminée, nous avons retrouvé Manon, une amie de fac qui habite en Dordogne, pour déjeuner au restaurant du Château des Milandes et pour le visiter, bien sûr.

L’histoire du château commence en 1489, lorsque François de Caumont, décide de construite pour son épouse Claude de Cardaillac, une demeure laissant entrer la lumière, contrairement à l’austère Château de Castelanaud où ils résidaient jusque là.

Le château a été habité tout au long du XVIème siècle il sera laissé à l’abandon puis vendu dans le courant du XIXème siècle. Durant cette période, il est peu entretenu, voire même abandonné par ses propriétaires qui s’en soucient très peu.

Entre 1900 et 1914, Charles Claverie, nouveau propriétaire, fait restaurer le château, rénove les fenêtres et les vitraux et y ajoute une nouvelle aile complète à l’est. Nouvelles tours, nouveaux logis, nouveaux balcons… le château est également habillé de gargouilles et de chimères. Il ajoute également un chai ainsi qu’une ferme et fait appel en 1908 à Jules Vacherot, architecte paysagiste de la Ville de Paris, pour créer un jardin “à la française” entouré d’un parc à l’anglaise, dans le prolongement du château.

En 1937, c’est la célèbre Joséphine Baker qui deviendra locataire du château, avant d’en faire l’acquisition dix ans plus tard avec son nouveau mari, Jo Bouillon, qu’elle épouse d’ailleurs dans la chapelle des Milandes. C’est à cette époque-là que l’électricité, l’eau courante et le chauffage central sont installés. Joséphine y vivra de nombreuses années, entourée de ses douze enfants, adoptés de neuf nationalités différentes.

En 1964, le château est mis en vente aux enchères, à la suite de problèmes financiers de Joséphine Baker. Le château est vendu en 1968 (très en-dessous de sa valeur) et Joséphine Baker obtient le droit de rester sur place jusqu’en mars 1969. Mais alors qu’elle est en tournée, elle apprend que le nouveau propriétaire a investit les lieux : elle se barricade seule dans sa cuisine, laissant ses enfants aux soins de sa sœur. Mais les employés du nouveau propriétaire ont ordre de lui faire quitter le château et profitent d’une de ses sorties pour fermer la porte derrière elle. Elle passera la nuit sur les marches avant d’être transportée à l’hôpital de Périgueux.

Depuis Joséphine Baker, le château est passé dans les mains de quatre familles et a été inscrit au titre des monuments historiques (en 2009). Depuis 2001, il accueille une exposition sur Joséphine Baker et est régulièrement entretenu. Aujourd’hui, on peut visiter les jardins (et entrer dans les immenses cages avec des oiseaux multicolores), manger à la brasserie sur place, visiter l’intérieur du château (photos interdites) et l’exposition sur Joséphine Baker, dont ses robes notamment, et assister à un spectacle de rapaces… Bref, une belle visite, très complète !

Quelques informations pratiques :

  • Selon la saison, amplitude horaire de 9h30 à 20h (vérifier sur le site)
  • Billet adulte à partir de 17 ans : 12.50€
  • Billet enfant de 5 à 16 ans : 8€
  • Moins de 5 ans : gratuit
  • PMR / Fauteuil : 10€ / 7€
  • Audioguide gratuit (et très utile !)
  • Vérifier les horaires des spectacles de rapaces, 1 à 4 séances par jour

Voilà pour la visite ! Vous connaissiez ce château ? Vous avez envie de le découvrir ? Dites-moi tout !



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