Le portrait, Suzanne Aubry

Droits réservés : K. Mitch Hodge
En quelques mots :

J’ai croisé ce titre chez Geneviève (Une fille dans le bois, de Mon coussin de lecture) et j’ai tout de suite été attirée par la couverture. Ensuite, j’ai lu son billet et elle a très vite capté toute mon attention. J’ai patienté un peu, mais comme il ne sortait pas de ma tête, j’ai fini par craquer en numérique.

Clémence est une jeune institutrice dans une école de rang, qui rêve d’échapper à son existence monotone. Un jour, une annonce attire son attention: « Veuf cherche gouvernante pour son fils de onze ans à la santé fragile. » Clémence est embauchée et fait la connaissance du Dr. Levasseur et de son fils Tristan, un garçon chétif pour lequel elle se prend vite d’affection. Dès ses premières nuits dans la maison, Clémence est témoin d’événements étranges. Très vite, la jeune gouvernante pressent qu’un mystère entoure la mort de la mère de Tristan…

Droits réservés : La Planque à Libellules CC-BY-NC-ND
Ce que j’en ai pensé :

J’ai tout de suite accroché avec l’écriture de Suzanne Aubry que je ne connaissais pas du tout. Son style est simple et agréable à lire, les chapitres assez courts s’enchaînent très vite et elle réussit à faire rapidement grimper la tension. Si au début on apprend à connaître Clémence, dès qu’elle arrive à Outremont pour devenir la gouvernante de Tristan, on ressent une ambiance étrange et pesante…

J’ai beaucoup aimé le personnage de Clémence, on s’attache vite à elle et à son envie d’en savoir plus sur cette maison et cette étrange famille. Malgré ses sautes d’humeur, j’ai aussi trouvé Madame Augusta touchante et j’ai adoré Monsieur Achille. Le seul que l’on déteste, c’est évidemment le Dr Levasseur. Sans en révéler trop de l’histoire, malgré certains moments où il semble apaisé, je l’ai d’autant plus détesté qu’il me faisait penser à quelqu’un que j’ai connu et que je déteste pour avoir eu le même genre de comportement. Bref.

“La vie après la mort avait té inventée par les humains pour se consoler de la perte des êtres aimés, ou pour nourrir l’espérance que leur existence, aussi pénible soit-elle, serait rachetée dans un monde meilleur.”

J’ai trouvé très maligne l’idée de remonter le temps et de nous faire découvrir les différentes facettes de l’histoire de Jeanne et de sa famille. Les liens qui se sont tissés et qu’on n’imagine pas, les peurs, les frustrations… Tout se dévoile petit à petit et même si l’on croit savoir, on ne se doute pas de tous les détails.

Le seul bémol que je mettrai sur ce roman finalement, c’est l’épilogue, qui ne m’a pas convaincue. Je trouve qu’il ajoute une touche en trop et que la fin était très bien avant l’épilogue. Mais c’est peut-être seulement moi, car j’ai remarqué que je suis souvent déçue des épilogues qui semblent vouloir trouver une explication là où, finalement, le doute serait plus fort à mon sens.

Vous l’aurez compris, on frôle le coup de cœur avec ce roman psychologique et inquiétant, très bien écrit et très prenant ! Une excellente découverte que je ne peux que vous conseiller de lire à votre tour !

Je lui donne :

Note : 5 sur 5.
Ce billet participe au challenge Le Tour du Monde en 80 livres.
Ce billet participe au challenge Les Dames en Noir.
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12 réponses à “Le portrait, Suzanne Aubry”

    • C’est tout à fait ça ! D’ailleurs l’héroïne, au début du roman, parle de Jane Eyre =) Je n’ai pas lu Rebecca, mais j’ai cru comprendre qu’effectivement l’ambiance y collait 😉

    • Oh non je comprends, je plaide coupable… C’est une belle lecture ! Mais ce n’est pas entièrement ma faute hein, c’est aussi celle de Geneviève 😉
      Belle fin de semaine à toi aussi 🙂

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