Le chat qui voulait sauver les livres, Sôsuke Natsukawa

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En quelques mots

Ce roman est un « best-seller » au Japon et a été traduit dans pas moins de 36 langues. Il est décrit comme une ode merveilleuse à la lecture et à l’imagination, faisant écho au Petit Prince. Pour ma part, je n’ai pas trouvé qu’il avait fait grand bruit ici en France, mais sa couverture et son résumé sont assez intrigants pour attirer le lecteur sur les tables de présentation des libraires…

Rintarô Natsuki est un lycéen flegmatique qui vient de perdre son grand-père libraire. Il est sur le point de fermer la librairie familiale lorsqu’il reçoit une visite tout à fait inattendue. Là, au beau milieu des livres, se trouve un gros chat tigré… qui parle. Et ce chat réclame à Rintarô de l’aide pour aller sauver des livres. Selon lui, le monde serait en effet peuplé de livres solitaires, non lus et mal aimés, qu’ils doivent libérer de leurs propriétaires négligents… Le duo, plutôt atypique il faut le reconnaître, se lance alors dans une quête périlleuse au cœur de labyrinthes extraordinaires…

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Ce que j’en ai pensé

Ce roman, je l’ai choisi pour son titre et sa couverture que je trouve particulièrement réussie. Et puis, j’ai souvent eu des bonnes surprises avec cette maison d’édition et c’était l’occasion de sortir de ma zone de confort puisque je n’ai pas l’habitude de lire de littérature japonaise, alors j’ai tenté l’aventure.

Les livres ont un cœur, […] surtout ceux que l’on chérit. Or, un livre doté d’un cœur ne manquera jamais de voler à la rescousse de son propriétaire dans les moments décisifs.

Le chat qui voulait sauver les livres, Sôsuke Natsukawa

J’avoue avoir été un peu déconcertée par l’écriture, c’est très poétique mais aussi finalement très contemplatif. Je suis plutôt l’opposé de tout ça dans mes lectures alors je suis étonnée d’avoir apprécié ma lecture. J’ai beaucoup aimé le chat (qu’on appelle Le Tigre), un personnage original et drôle, très sarcastique qui m’a souvent donné le sourire. Par contre, je ne me suis pas du tout attachée aux deux adolescents, Rintarô et sa camarade de classe Sayo, qui ne m’ont pas particulièrement touchée. Et je crois que c’est ça qui fait que je ne sais pas vraiment où me positionner dans cette lecture : il y a beaucoup de distance entre le roman et le lecteur et ça m’a un peu gênée.

Cependant, j’ai bien aimé la quête du chat et la façon dont le texte aborde le rapport au livre de nos jours. C’est intéressant et ça donne matière à réflexion sur son propre comportement avec les livres. Pour autant, les quêtes étaient finalement très philosophiques alors que je m’attendais à quelque chose de plus « épique », puisqu’il est écrit sur la couverture « de l’aventure »…  

Dans l’ensemble, c’est une lecture que j’ai plutôt appréciée, même si je reste sur ma faim sur certains points.

Je lui donne

Note : 3 sur 5.
Lu dans le cadre du challenge Le Tour du Monde en 80 livres
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6 réponses à “Le chat qui voulait sauver les livres, Sôsuke Natsukawa”

  1. C’est vrai que la couverture est attirante. Je me suis habituée à ce côté poétique et contemplatif mais je comprends, c’est parfois déconcertant et il m’arrive de rester un peu sur ma faim aussi. J’aimerais bien le lire malgré tout.

    • Oui, ma collègue adore le côté contemplatif, alors que moi j’ai besoin de plus d’action ^^

  2. Un peu de contemplation ne me gêne pas, il faut voir à quel degré… ^^ je retiens quand même le titre et la couverture qui sont vraiment jolis et ça peut être une idée de cadeau

    • Je ne suis pas très romans “contemplatifs”, j’ai besoin d’action en général et là j’ai quand même accroché :

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