Carte postale #55 : Un week-end dans les Hauts-de-France

On se retrouve aujourd’hui pour une nouvelle carte postale ! Cette fois-ci, je vous emmène en vadrouille dans ma région d’adoption, les Hauts-de-France. Mon amie Mlle E. est venue passer quelques jours à la maison et nous en avons profité pour aller visiter la région.

Au programme de cette carte postale : l’Abbaye d’Ourscamp, le Château de Pierrefonds et le Familistère de Guise.

Première petite visite, les ruines de l’Abbaye Notre-Dame d’Ourscamp, une ancienne abbaye cistercienne. Le site, en grande partie en ruines, est aujourd’hui classé aux Monuments Historiques.

En arrivant, on passe par une petite librairie tenue par les frères. C’est là qu’on paye l’entrée, puis on peut aller découvrir le parc, les ruines et la nouvelle abbaye. Le lieu est vraiment très beau, presque magique, c’est une visite vraiment agréable à faire. Il n’y avait quasiment personne ce jour-là quand nous y étions, aussi nous avons vraiment pu nous imprégner du lieu et admirer tout ce qu’on voulait sans personne autour. Une vraie belle découverte, qui ne fait que confirmer mon amour des vieilles ruines !


Une fois notre visite terminée, nous avons décidé de mettre le cap vers le Château de Pierrefonds. Ce château me faisait rêver depuis fort longtemps, c’était l’occasion rêvée. Rien que l’arrivée sur le village de Pierrefonds et la vue imprenable sur le château vous met directement dans le bain.

C’est d’abord le Duc d’Orléans qui fait construire une demeure fortifiée à Pierrefonds en 1397. En 1617, le château est démantelé et tombe dans l’oubli jusqu’à son achat par Napoléon Ier en 1810.

En1857, c’est l’Empereur Napoléon III qui souhaite transformer Pierrefonds en résidence impériale. Mais le projet ne se réalise pas et le château est transformé en musée et ouvert au public en 1867. Enfin, l’architecte Eugène Viollet-le-Duc est nommé architecte de la restauration et décide d’en faire le château idéal tel qu’il aurait pu exister au Moyen-Âge.

La visite est superbe, il faut prévoir un peu de temps parce qu’il y a beaucoup de choses à voir. Nous avons fait la visite quelques jours seulement après la mise en place du pass sanitaire et nous avons eu très peu de monde lors de notre découverte du lieu.

Actuellement et jusqu’au 19 septembre, il y a l’exposition “Eugénie, Impératrice de la mode”, qui montre de nombreux costumes de l’époque (des reconstitutions). J’ai bien apprécié cette exposition, certaines robes étaient vraiment dingues.


Et enfin, quelques jours plus tard, nous avons décidé d’aller visiter le Familistère de Guise. Ce familistère, souhaité par Jean-Baptiste André Godin pour l’hébergement de ses ouvriers, est un établissement où les familles vivent ensemble en communauté.

Godin a créé le Familistère pour rendre aux ouvriers ce qu’ils méritent : des équivalents de richesse auxquels ils ne peuvent pas accéder individuellement, mais qui deviennent accessibles lorsque tout est mis en commun.

Au Familistère, les ouvriers et leurs familles ont non seulement accès à des magasins coopératifs et à un système de protection sociale mais également la salubrité dans les logements, l’eau potable à chaque étage, une même luminosité à chaque étage, une buanderie pour le linge, des douches et une piscine, des écoles, un théâtre… Bref, une petite ville dans la ville.

L’ingénieux système pour avoir la lumière égale dans tous les étages : des fenêtres plus grandes en bas qu’en haut. Il m’a fallu cette visite pour comprendre pourquoi les fenêtres de ma maison étaient comme celles du familistère…

La visite est fort intéressante et ce que j’en dis ici est vraiment vraiment vraiment très peu par rapport à ce que l’on apprend lors de la visite. Par contre, pour visiter, prévoyez un long moment. Nous y sommes restés trois heures et ce n’était pas suffisant…



10 thoughts on “Carte postale #55 : Un week-end dans les Hauts-de-France”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.