Carte postale #44 : L’Arrageois

Plus de deux semaines sans passer par ici… Mais c’était pour la bonne cause ! J’ai passé deux week-ends prolongés avec deux amies différentes. J’en ai donc profité pour (re)découvrir ma région et les emmener dans des coins que j’aime beaucoup. L’occasion de tester mon nouvel appareil photo, cadeau d’anniversaire de cette année… Je vous proposerai donc plusieurs cartes postales des Hauts-de-France dans les semaines à venir ! Et je commence aujourd’hui avec un petit tour dans l’Arrageois…

Les vestiges de l’Abbaye du Mont Saint-Éloi

À quelques kilomètres d’Arras, se trouve le petit village du Mont Saint-Éloi, où l’on peut y découvrir les vestiges d’une immense Abbaye. Sa fondation remonte au XIème siècle, elle a vu de nombreux abbés se succéder. Après la Révolution Française, les bâtiments de l’église sont vendus, démantelés et transformés en carrière de pierre.

Lors de la Première Guerre mondiale, des tirs d’artillerie détruisent le dernier étage de la façade, rabaissant sa hauteur à 44m (hauteur actuelle) au lieu des 53m d’origine. L’Abbaye a été classée monument historique en 1921 et appartient désormais au département du Pas-de-Calais.

Nous avons été soufflées par cette promenade ! Le peu du mur de l’Abbaye qui reste debout est vraiment impressionnant et finalement, on se rend presque mieux compte de l’immensité des lieux en n’ayant pas tous les murs de l’Abbaye. L’arrivée sur le village par les routes qui serpentent dans les prés permet une vue sur la façade incroyable. Bref, c’est vraiment canon !


Notre-Dame de Lorette

Les Hauts-de-France ont été un territoire fort touché par les guerres mondiales et ont aujourd’hui beaucoup de lieux de mémoire. S’il en est un que je n’avais jamais pris le temps d’aller découvrir, c’est le site de Notre-Dame de Lorette et son anneau de la mémoire.

La nécropole nationale Notre-Dame de Lorette a été inaugurée en 1925 et commémore les milliers de combattants morts au champ de bataille entre octobre 1914 et septembre 1915. Avec le cimetière, la basilique, la tour-lanterne et le musée, le site a une superficie de plus de 25 hectares, en faisant ainsi la plus grande nécropole militaire française.

L’anneau de la mémoire a été inauguré le 11 novembre 2014, à l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale. Ce monument mesure 345m de diamètre. Sur les immenses plaques sont gravés les noms de 600 000 soldats de toutes les nationalités, morts en Flandre française et en Artois entre 1914 et 1918, par ordre alphabétique, sans distinction de nationalité, de grade ou de religion.

Nous n’étions que deux dans l’anneau ce jour-là et je dois dire que c’était vraiment impressionnant. C’est immense, c’est doré, c’est silencieux… Ça invite au recueillement. Le lieu est chargé d’Histoire et ça se ressent, partout où l’on regarde. Nous sommes arrivées trop tard dans l’après-midi pour aller découvrir le reste du site, mais je ne manquerai pas d’y revenir…


Mémorial de Vimy

Second mémorial à visiter, non loin d’Arras : le Mémorial Canadien de Vimy. J’en avais déjà parlé dans un billet en 2017, vous présentant même les tranchées que j’avais eu l’occasion d’aller découvrir avec ma famille canadienne (chez qui j’ai été jeune fille au pair pendant un an). Si vous remontez le temps et allez parcourir cet ancien billet, pardonnez la présentation qui laisse à désirer, elle date de l’ancien blog…

Le Mémorial national du Canada à Vimy honore la mémoire des soldats canadiens morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale. Il est situé sur la crête de Vimy, où s’est déroulé la bataille éponyme, durant laquelle de nombreux soldats canadiens ont perdu la vie. Il est possible de visiter les tranchées (visite guidée, ou non), mais cette fois-ci, nous n’avons fait que nous approcher de cet immense mémorial, qui m’émeut à chaque fois que j’y vais.

Le soleil n’était pas de la partie ce jour-là et ça donnait une dimension un peu mystique au bâtiment, qui surgissait tel un fantôme dans la brume. Une troisième visite, dans une troisième ambiance (je l’ai vu en pleine canicule une première fois, puis de nuit). Et je ne me lasse pas de l’admirer… Ma statue préférée sur ce monument est celle juste en-dessous : Mère Canada, qui pleur la disparition de ses fils. Je trouve la symbolique très belle.

Voilà pour cette première carte postale des Hauts-de-France de l’été ! D’autres sont à venir, j’espère que le programme vous plaira !



10 thoughts on “Carte postale #44 : L’Arrageois”

  • Tes photos sont superbes ! Je n’avais pas repéré l’abbaye lors de notre petit voyage à l’automne dernier… Elle semble plus impressionnante que celle de Jumièges (même histoire)
    Et je trouve ces lieux de mémoire très émouvants, un siècle plus tard. Nos logeurs nous ont raconté les familles qui venaient du bout du monde rendre hommage à leur aïeul, qui organisaient leur petite cérémonie le jour anniversaire du décès, c’est beau ce devoir de mémoire qui perdure.

  • Je dois t’avouer un truc… j’adore le titre de ces articles. Et je me régale de lire “ces cartes postales” 😉
    Très joli coin de France que je ne connais pas du tout. Hâte de voir la suite !

  • Merci pour cette jolie carte postale qui permet de découvrir de nouveaux lieux. Tes photos sont toujours très réussies. L’ambiance au mémorial de Vimy doit être particulière, on peut l’imaginer rien qu’en regardant les photos. C’est impressionnant.

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