Un quotidien plus vert 2/3

Pour la cuisine, notre prise de conscience “verte” a été un peu plus longue. Bien sûr, nous trions nos déchets depuis toujours, nous avons grandi avec le tri donc c’est ancré en nous. Mais tout n’est pas si évident que ça en fait…

Encore une fois, c’est l’envie de mieux manger qui nous a tranquillement menés vers la réduction de nos déchets. J’ai commencé par aller à une cueillette pas très loin de la maison, du coup j’avais beaucoup moins de sachets et autres déchets du genre. Puis a ouvert pas très loin de chez moi un “drive” de la ferme. On commande sur Internet des produits locaux (parfois bio), qu’on vient chercher ensuite au magasin. Légumes dans nos sachets ou dans des sachets en papier que l’on ramène chaque semaine, les boîtes à œufs ramenées chaque semaine, les bouteilles et bocaux à rendre aux producteurs, les yaourts sont vendus à l’unité, sans suremballage… Une belle démarche. Certes la viande et les yaourts sont toujours emballés, mais au moins ils sont locaux (“on fait au mieux”, vous vous souvenez ?) et on fait vivre des agriculteurs et éleveurs locaux, sans donner aux grandes surfaces (même si aujourd’hui encore nous allons au supermarché pour certains produits). On s’essaye aussi au vrac, comme beaucoup aujourd’hui !

Du coup, dans la même logique de réduire les déchets et de manger mieux : j’ai arrêté d’acheter des compotes toutes prêtes (je suis allergique aux fruits crus, alors les compotes sont une excellente alternative). J’achète mes fruits, je les prépare en compote et je les conserve dans des bocaux récupérés ! La compote se garde au moins 10 jours (quand il en reste jusque là !!). J’ai aussi conservé une douzaine de petits pots en verre avec des couvercles et je les utilise pour réaliser des crèmes desserts (ou j’y mets parfois mes compotes pour les emporter au boulot). Et bien évidemment, j’essaye d’appliquer ce principe partout, en cuisinant au maximum moi-même !

Tout ça est bien beau mais nous ne prêtions pas du tout attention à la quantité de déchets que nous jetions. Puis j’ai vu l’image d’Élise Lucet avec un mois de plastique accroché sur elle… Et j’ai fait une recherche : en France, un habitant produit par an, en moyenne 354kg de déchets. Alors là, un défi s’est imposé à nous : et si on pesait nos poubelles pendant un an ? Allez, c’est parti ! En 2019 nous avons donc pesé nos poubelles ménagères (hors recyclable donc) et à la fin de l’année le résultat était plutôt rassurant pour nous : 114kg pour un an, à deux. Soit 57kg de déchets par personne. Presque 300 de moins que la moyenne nationale ! Du coup, on poursuit en 2020, en essayant de réduire encore et encore… Et cette fois-ci, on calcule aussi les poubelles “de tri”.

De manière plus globale, voici quelques gestes que l’on fait au quotidien, pour tenter de contrôler et de réduire notre impact écologique :

  • On éteint les lumières quand on quitte une pièce. D’ailleurs, petit à petit, on a remplacé toutes les ampoules de la maison par des ampoules LED.
  • La maison n’est chauffée qu’à 19°C maximum en hiver (17°C la nuit, sauf les chambres, où le chauffage est éteint car nous avons une groooosse couette). Nous avons d’ailleurs investi dans un thermostat programmable (mais pas connecté, non merci)
  • Nous avons ajouté un rideau thermique à la porte d’entrée (elle est vieille mais nous ne pouvons pas la changer car il faudrait demander -et obtenir- l’autorisation des Bâtiments de France car nous sommes dans un quartier classé).
  • On ferme les volets dès que la nuit tombe l’hiver pour garder la chaleur à l’intérieur.
  • Nous fermons les portes au maximum pour conserver la chaleur dans les pièces et nous n’hésitons pas à mettre une épaisseur de plus si vraiment on a trop froid (enfin surtout moi, car mon Lui se promène toujours en t-shirt).
  • On ne laisse pas l’eau couler quand on se lave les mains, les dents, le corps, quand on fait la vaisselle…
  • Petit à petit, on a remplacé nos contenants plastiques par du verre (pour ma gamelle du midi par exemple, mais aussi pour la conservation).
  • On fait des menus à la semaine, ce qui permet de ne quasiment plus perdre d’aliments. Et on accommode les restes quand il y en a !
  • On s’essaye au vrac quand c’est possible.
  • On lave notre linge à 30°C et notre vaisselle avec le mode “éco” du lave-vaisselle.
  • On utilise des multiprises avec boutons on-off pour pouvoir vraiment éteindre nos appareils en veille.
  • J’utilise Écosia comme moteur de recherche, ça permet de financer la plantation d’arbres avec nos recherches.
  • J’essaye de moins céder aux sirènes de la consommation : j’achète quand j’en ai vraiment besoin, je reprise/recoud/répare dès que c’est possible. Et j’ai tenté dernièrement d’acheter d’occasion, dans une boutique pas loin de chez moi.

Nous avons aussi changé de fournisseur d’électricité il y a presque 6 mois. Nous étions chez EDF, mais j’en ai eu marre d’eux et du coup nous avons rejoint EkWateur, qui fourni de l’électricité renouvelable, pour 2€ de moins par mois qu’EDF qui n’était pas de l’électricité verte. Idem pour notre gaz. On a un code parrainage d’ailleurs, si jamais vous souhaitez changer d’opérateur, n’hésitez pas à me contacter !

Je suis passée depuis quelques semaines aux mouchoirs en tissu. Alors, pas tout le temps car je n’en ai pas encore beaucoup. Mais j’ai une housse de couette qui a rendu l’âme justement et qui du coup sera bientôt transformée en mouchoirs et torchons ! Et pour information, le mouchoir en tissu n’est pas moins hygiénique que le mouchoir en papier. C’est simplement que lorsqu’on remet le mouchoir en tissu (ou en papier d’ailleurs, si vous le gardez plusieurs fois) dans sa poche, les microbes/virus ont une durée de vie de plusieurs heures lorsqu’ils sont dans les poches, bien au chaud. Finalement, le plus important est de se laver les mains à chaque fois que l’on se mouche ou que l’on retouche son mouchoir, pour éviter de propager les microbes !

Chez nous, nous n’avons pas de papier essuie-tout. Et pas non plus en version tissu… En fait, si l’on renverse, on va chercher une éponge. J’ai toujours eu l’habitude de faire comme ça, alors ça continue aujourd’hui !

Il y a aussi notre façon de voyager. On essaye au maximum de prendre le train, plutôt que la voiture (sauf que financièrement, quand on est deux, malheureusement, le train coûte vraiment cher) ou que l’avion. D’ailleurs, en 2019 nous n’avons pas voyagé du tout en avion ! En 2020, nous avons prévu d’aller à Rome à la fin de l’année. Il est tout à fait possible d’y aller en train depuis Paris, mais on embarque pour 16h de trajet, ce qui raccourci considérablement un long week-end… Oui, je sais, il vaut mieux privilégier des longs séjours pour partir loin. Mais, on fait au mieux, non ? Alors pour faire au mieux, l’idée c’est d’inclure dans le voyage une compensation du carbone dépensé : soit en faisant un don à la fondation GoodPlanet (qui propose d’ailleurs un calculateur d’empreinte carbone), soit en finançant la plantation d’arbres (avec Reforest’Action par exemple).

Je n’en ai pas parlé dans mon article précédent, mais c’est revenu dans les commentaires alors je me suis dit que j’en parlerai ici. Je n’ai plus de règles depuis un changement de pilule (oui, c’est pas hyper bon la pilule, je sais, mais le débat n’est pas là) alors adieu les protections hygiéniques pour moi. Par contre, juste avant de changer de pilule voilà presque deux ans, j’étais partie pour aller vers les culottes menstruelles, pour limiter là aussi les déchets. Et les échos que j’en ai eus (amies, collègues et vous) sont très bons, donc n’hésitez pas !

Voilà pour ce second billet. Vous vous retrouvez dans ces gestes ? D’autres choses que je pourrai améliorer ?



2 thoughts on “Un quotidien plus vert 2/3”

  • Il faudrait que je me renseigne s’il n’y a pas un drive lié aux fermes près de chez moi aussi. J’aime beaucoup l’idée ! Et puis, faire au maximum soi-même me parle bien, tout comme le vrac.
    Et, vive les mouchoirs en tissu, oui 😛 On avait un stock récupéré des grands-parents. Maintenant, ils servent beaucoup plus.

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