Un quotidien plus vert 1/3

J’ai voulu appeler ce billet “Mes démarches zéro déchet”, mais je ne suis pas au zéro déchet, alors, j’ai opté pour une autre version. Le zéro déchet, on en entend beaucoup parler, tant en bien qu’en mal. C’est amusant car à chaque fois que je dis que j’essaie de réduire mes déchets, soit j’ai des “Han, moi j’y arriverai jamais !” ou des “Ouais enfin faut pas tomber dans l’excès non plus…“. Ça fait toujours parler, et parfois, je dois me maîtriser pour ne pas perdre mon sang-froid !

Aujourd’hui, je me suis dit que ça pourrait être bien de parler de ce que l’on fait à la maison. Déjà parce que ça fait plaisir de voir un bilan écrit (pour soi-même) et d’autre part, parce que ça peut “décomplexer” vis-à-vis de cette démarche qui déchaine les passions. Mais pour moi, le plus important à retenir c’est qu’on fait de son mieux ! Je vous propose donc trois billets dans les semaines à venir : le premier sur la salle de bain, le deuxième sur la cuisine et un “vrac” de petites actions quotidiennes et le dernier sur les recettes maison avec des étiquettes à télécharger !

Pour moi, regarder de plus près mes déchets a commencé par l’envie de ne plus mettre de produits dégoûtants sur ma peau, ni manger des trucs pas très clairs. Dès que j’ai commencé à mettre le nez dans les produits faits maison, j’ai forcément entendu parler du zéro déchet…

À la salle de bain, ça a commencé par faire mon propre gel douche, en 2014. J’aimais beaucoup la texture des gels douches et ne me sentais pas du tout prête à l’abandonner au profit d’un savon solide. Résultat : j’ai fait mon gel douche quelques mois, réutilisant d’anciens flacons. Mais comme c’était chronophage, j’ai repris mes anciennes habitudes en prenant simplement des flacons avec des produits plus sains. Mais le problème des déchets était toujours là ! Finalement, il m’a fallu une seconde “prise de conscience” pour définitivement abandonner les flacons : j’ai refait de l’acné. Direction donc le magasin bio, où j’ai trouvé mon savon solide à la propolis, vendu sans emballage. Ma peau et ma poubelle me disent merci !

Et pour le reste des produits me direz-vous ? Pour le shampoing, j’ai rapidement suivi le chemin du solide, en tâtonnant un peu avant de trouver celui qui me convient (même s’il reste l’emballage, ça réduit quand même). L’après-shampoing, par contre, est toujours en flacon… Si vous savez où chercher, je suis preneuse !

Pour ce qui est du déodorant, voilà longtemps que je suis passée à la pierre d’alun (rangée dans un emballage carton) car j’étais allergique à quasiment tous les autres déodorants. Quant au démaquillant ou aux crèmes diverses et variées, c’est simple… Je n’en ai pas ! Je n’ai jamais été très maquillage ni crèmes… C’est une hérésie pour certain(e)s, mais tant pis ! Il n’y a guère qu’un flacon de crème solaire par an, avec ma peau qui ne supporte pas le soleil.

Depuis quelques mois on parle beaucoup de l’interdiction des cotons-tiges en plastique (et peut-être même de ceux en carton). Et j’entends depuis toujours que ce n’est pas bon pour les oreilles, car ça ne fait que repousser les saletés au fond. Qu’à cela ne tienne, voilà un an, après une mésaventure de bouton percé avec un coton-tige, je suis passée en pharmacie acheter un cure-oreille en métal : une sorte de boucle qui gratte le creux de l’oreille et se nettoie sous l’eau. Hop ! Plus de déchet !

Un autre point noir de ma salle de bain : la brosse à dents. J’ai testé la brosse à dent en bambou. Malheureusement, au bout de trois jours, j’avais les lèvres arrachées et les gencives en sang. Je suis très sensible de ces parties-là, alors j’ai du repasser à mes brosses à dents aux poils extra-fins en pharmacie…

Voilà pour les produits. Il reste un point de la salle de bain qui génère du déchet : le papier toilette. Alors non, je ne suis pas passée aux rouleaux de tissu éponge, je n’y arriverai pas je pense. Par contre, j’ai été ravie de découvrir voilà quelques mois que la marque Renova emballait certains de ses produits dans du papier ! Beaucoup mieux que du plastique, le changement a été direct. Quant aux rouleaux en carton, ils sont tous conservés pour les activités avec les enfants, que ce soit dans mon association, en médiathèque ou à l’hôpital !

Et enfin, une dernière astuce pour celles et ceux qui, comme moi, ont une eau chaude qui met longtemps à arriver au pommeau de douche. J’ai récupéré deux bidons de 5L et maintenant, en attendant que l’eau chauffe, je la récupère dans les bidons ! Et cette eau récupérée, me sert pour une chasse d’eau (un bidon = une chasse) ou pour arroser des plantes…

Voilà pour les gestes quotidiens dans la salle de bain… La prochaine fois, je vous propose un tour en cuisine et un vrac de petits gestes du quotidien !

Et vous, vous faites quoi dans votre salle de bain ?



10 thoughts on “Un quotidien plus vert 1/3”

  • Super intéressant, ce genre d’articles 🙂 Il n’est parfois pas compliqué de faire de petits gestes au quotidien, pour l’environnement. Je ne fais pas mes savons (et autres produits) maison, mais j’apprends à faire attention dans mes choix au moment d’acheter. Au niveau de la composition, aussi bien qu’au niveau du déchet potentiel à venir. Du coup, le savon solide, c’est ok, mais je n’ai pas encore testé le shampoing. Sinon, vive l’oriculi pour les oreilles, les cotons lavables pour se démaquiller, les culottes de règles, etc.
    Vivement l’article sur la cuisine 🙂
    Bon week-end.

    • J’avais testé le gel douche maison mais c’était contraignant 🙂 Aaaah les culottes de règles c’était mon objectif, mais j’ai changé de pilule et je n’ai plus de règles ^^

  • Ah, même astuce ici pour l’eau de la douche ! Il faut tirer 5 litres d’eau avait qu’elle soit chaude. L’été, elle sert à arroser le jardin et l’hiver : dans la chasse d’eau.
    Le shampooing solide est adopté par 3 membres de la famille sur 5, le savon aussi depuis longtemps. Mes filles utilisent les lingettes lavables que j’ai cousues (moi, je ne me maquille jamais), et nous sommes passées depuis peu aux culottes de règles et serviettes lavables. Mouchoirs en tissu aussi (sauf maladies). Pour les dents, en revanche, je conserve ma brosse électrique et mes deux dentifrices traitants, en pharmacie, j’ai trop de problèmes de ce côté-là. Et je garde aussi les deux crèmes hydratantes habituelles, ma peau est trop sensible et j’ai mis des années à trouver ce qui me convenait. Le gros point noir, ce sont tout de même les médicaments suremballés… mais pas moyen de s’en passer.

    • C’est fou quand même d’avoir à sortir autant d’eau -_-
      Les culottes de règles étaient la prochaine étape, mais j’ai changé de pilule et je n’ai plus de règles donc… plus de besoins de ce côté-là !
      C’est vrai que les médicaments c’est pénible. J’ai vécu un an au Canada et quand on était malade on avait pile poil la quantité dans des petits flacons, je trouvais ça bien. Ma nouvelle pilule est l’exemple type du suremballage : l’emballage “classique” + un emballage autour de chaque plaquette + la boîte en carton ! -_-

  • En voilà un tas de belles initiatives ! Pas bête l’idée des bidons ! Je suis toujours à la recherche de mon shampoing solide, c’est compliqué pour le moment comme je dois éviter les huiles essentielles. Mais je ne désespère pas !

    • Ah oui, étant enceinte, forcément les huiles essentielles c’est pas recommandé ! Cela dit, dans ma marque je crois qu’il n’y a pas d’huiles essentielles ! =)

    • C’est vrai qu’on est beaucoup à s’y mettre (bon après, c’est aussi dans nos “cercles”, je sais pas comment expliquer, mais souvent on va vers des personnes qui nous ressemblent dans nos valeurs). Bref. C’est chouette que ça vous plaise ce genre de billets 🙂

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