Parlons livres #14

https://www.laplanquealibellules.fr/2018/06/parlons-livres-14.html/
Plusieurs mois ont déjà filé depuis mon dernier billets lecture, je profite de ce week-end pour vous proposer trois gros coups de coeur… 
Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre – Ruta Sepetys
De quoi ça parle : Une nuit de juin 1941, Lina, quinze ans, sa mère, Elena et son petit
frère, Jonas, dix ans sont brutalement arrêtés par la police secrète
soviétique.
Au bout d’un voyage épouvantable de six semaines, presque sans eau et
sans nourriture, entassés dans des wagons à bestiaux, ils débarquent au
fin fond de la Sibérie, dans un camp de travail soviétique. Logés dans
des huttes, sous alimentés, brutalisés, les déportés tentent de survivre
et de garder espoir. Dans le kolkhoze, le travail de la terre est
éreintant. Mais malgré la mort, la maladie, le froid, la faim et la
terreur, Lina tient bon, soutenue par une mère exemplaire, son amour
pour un jeune déporté de dix-sept ans, Andrius, et portée par sa volonté
de témoigner au nom de tous et de transmettre un signe de vie à son
père (condamné à mort dans un autre camp) grâce à son art du dessin et à
l’écriture.
Ce que j’en ai pensé : Ce roman, qui m’a été offert par Little-A-read, c’est une claque, une vraie claque que je ne suis pas prête d’oublier. C’est très bien écrit, sans jamais tomber dans le pathos inutile ni même faire dans le larmoyant. J’ai été touchée par les mots de Lina, par ce qu’elle et sa famille ont vécu. Mais j’ai été aussi bousculée par les atrocités subies par tous les déportés. L’histoire est parfaitement juste, les personnages (même le Chauve) sont attachants et on souffre (peu en comparaison…) avec eux. J’ai été absorbée par ce roman, ce fut un vrai coup de coeur, qu’il faut lire et faire lire absolument !
En bref :
– Une écriture prenante
– Des personnages attachants
– Une claque sans pathos inutile
– Un gros coup de coeur
Le treizième conte – Diane Setterfield
De quoi ça parle : Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l’écart du monde, s’est
inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les
unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd’hui,
âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l’extraordinaire
existence qui fut la sienne. Sa lettre à Margaret Lea est une injonction
: elle l’invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses
secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que
biographe, elle doit traiter des faits, non de l’imaginaire. Et elle ne
croit pas au récit de Vida. Dès lors, les deux femmes vont confronter
les fantômes qui hantent leur histoire pour enfin cerner leur propre
vérité…
Ce que j’en ai pensé : À force de le voir passer en “coup de coeur” sur les réseaux sociaux, j’ai été intriguée et j’ai eu envie de me faire ma propre opinion. Bien m’en a pris : ce fut le coup de coeur pour moi aussi ! J’ai tout de suite été happée par l’histoire et les personnages, que j’ai trouvé très attachants. Et lorsque Vida raconte son passé, son enfance, sa vie avant sa vie, j’ai été encore plus captivée. Tellement que j’ai versé une larmes à la fin du roman et j’ai eu beaucoup de mal à laisser derrière moi cet univers chargé et prenant. Un roman sur les histoires et les secrets de famille qui tient toutes ses promesses !
En bref : 
– Des personnages attachants
– Un univers riche et prenant
– Une écriture qui fait vibrer 
– Un beau coup de coeur
Deux secondes en moins – Nancy Guilbert&Marie Colot
De quoi ça parle : Deux lycéens racontent l’impensable, le drame, la révolte, dans un roman puissant et rempli d’espoir. Depuis qu’un accident de voiture l’a complètement défiguré, Igor se mure
dans le silence. Sa rancune envers son père, responsable de l’accident,
est immense, comme sa solitude.
Rhéa sombre dans le chagrin après le suicide de son petit ami. Encore
sous le choc, elle ne sait plus à qui ni à quoi se raccrocher dans la
ville où elle vient d’emménager.
Pour l’un et l’autre, tout s’est joué à deux secondes. Deux secondes qui auraient pu tout changer…
Et pourtant, Igor et Rhéa reprennent jour après jour goût à la vie en se
raccrochant à la musique. Une fantaisie de Schubert et un professeur de
piano pas comme les autres vont les réunir et les mener sur un chemin
inespéré.
Ce que j’en ai pensé : Choisi pour sa couverture au salon du livre organisé par la Médiathèque où je travaille… zéro regret ! Ce fut un énorme coup de coeur qui m’a bercée de tas d’émotions ! Igor et Rhéa sont deux ados cabossés par la vie et s’ils sont parfois négatifs et noyés dans leur chagrin, ils n’en restent pas moins deux personnages profondément humains et positifs. Ils montrent que tout peut évoluer positivement si on le veut bien et si l’on s’en donner les moyens. La musique classique est elle aussi un personnage à part entière de ce beau roman, chose assez rare dans la littérature jeunesse. C’est très bien écrit, très juste, jamais “trop”. Ce roman est un énorme coup de coeur, un tourbillon d’émotions qui fait du bien et qu’on a envie de partager et de relire indéfiniment ! 
En bref :
– Deux ados hyper attachants
– Une écriture à quatre mains pleine d’émotions
– Des émotions à toutes les pages
– Un énorme coup de coeur


5 thoughts on “Parlons livres #14”

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