Broadchurch (Mois anglais #1)

Pour ce premier jour en Angleterre, j’ai choisi d’aller faire un tour dans la campagne de la petite ville (fictive) de Broadchurch. Article sans spoiler !
La première saison a été diffusée en 2013. Elle raconte l’assassinat de Danny Latimer, un jeune garçon, retrouvé sur la plage, au pied d’une falaise. C’est l’inspecteur Alec Hardy, tout récemment nommé à son poste, qui est chargé de l’enquête, avec le lieutenant Ellie Miller, une proche de la famille Latimer, qui visait le poste d’inspectrice.
Les huit épisodes retracent toute l’enquête. Et je crois sincèrement que c’est ce qui a fait la force de cette série : l’enquête semble crédible puisqu’elle prend du temps et que la police se trompe. On est loin des clichés américains comme “Les experts” ou ce genre de séries.
Les personnages sont particulièrement attachants, notamment le duo Ellie/Alec, qui fonctionne vraiment bien. La famille Latimer aussi est très attachante, chacun des membres de la famille tente d’avancer comme il peut et on peut facilement s’y retrouver. Et je trouve Jodie Whittaker (qui joue Beth Latimer) excellente, elle fait passer beaucoup d’émotions.
Au niveau du scénario, je vous avoue que je n’ai rien vu venir jusqu’à la révélation. J’ai soupçonné tout le monde et c’est probablement ce que j’ai préféré : me faire balader et avoir envie de revenir après chaque épisode pour tenter d’en découvrir plus. C’est extrêmement bien ficelé et vraiment bien écrit. Non seulement l’intrigue tient la route de bout en bout, mais en plus les dialogues font mouche. Bref, un combo parfait et je me demande même pourquoi vous n’avez pas encore commencé ! Enfin, sauf si vous avez déjà tout vu…
La première saison se suffisait, à mon sens, à elle seule. Mais j’ai évidemment regardé la saison 2, pressée de retrouver la ville et ses habitants et de voir ce qu’ils allaient en faire…
Donc, dans cette seconde saison toujours de huit épisodes, on reprend quasiment directement à la fin de la première saison, avec le procès du suspect du meurtre de Danny. Parallèlement, on suit également l’enquête sur l’affaire Sandbrook, une affaire d’Hardy qui a refait surface…
Je vous l’avoue, cette seconde saison m’a beaucoup déçue. J’ai toujours apprécié les personnages, mais j’y ai trouvé moins de saveur. Pour moi la première saison était suffisante et je dois dire que j’ai trouvé le procès long et plutôt pénible au final.
Mon vrai gros bonheur c’était de voir Charlotte Rampling, une actrice que j’admire beaucoup. Les personnages étaient toujours aussi bien interprétés mais quelque chose dans le scénario, dans les dialogues, dans la manière dont tout était amené m’a déçue et je suis restée sur ma faim.
Enfin, cela ne m’a pas empêchée de trépigner d’impatience à l’idée d’une troisième saison, qui a donc été diffusée début 2017.
Dans cette troisième saison, on retrouve la petite ville de Broadchurch deux ans après le procès. Une femme cinquantenaire, Patricia -Trish- Winterman a été violée lors d’une soirée. Hardy et Miller enquêtent ensemble sur cette nouvelle affaire.
Pour moi cette troisième saison était vraiment excellente. J’ai adoré me retrouver de nouveau au coeur d’une enquête de police qui m’a baladée de bout en bout. Encore une fois j’ai soupçonné tout le monde et j’ai été surprise à la toute fin, lorsqu’il y a eu la méchante révélation…
 Et j’ai retrouvé avec délectation le duo Hardy/Miller, qui fonctionne vraiment vraiment bien. On sent une alchimie entre David Tennent et Olivia Colman, une vraie complicité (à l’anglaise) et pour le coup, je trouve que le duo est excellent. Ils ont un jeu particulièrement intense et plus ça va plus je les aime tous les deux. Et puis il faut dire que dans cette saison, les dialogues étaient particulièrement savoureux entre eux deux et rien que pour ça, ça vaut le coup d’aller jusqu’au bout de la série.
Car si j’en crois une interview du créateur dans Téléobs, la saison trois devrait être la dernière, pour éviter le syndrome des séries à rallonge. Et finalement, ça me paraît bien, la série peut s’arrêter là et je préfère rester sur une note savoureuse que sur une déception du final bâclé.  
Alors, convaincu(e)s ? 



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