Meurtre à l’anglaise : Ann Granger (Mois Anglais #2)

Hello my British Dragonflies !
On se retrouve aujourd’hui pour un nouveau rendez-vous du Mois Anglais, l’occasion pour moi de vous parler d’une auteure qui a écrit une série que j’affectionne tout particulièrement et dont je guette chaque nouveau roman avec attention. Je veux parler d’Ann Granger, auteure de la série “Lizzie Martin”, chez 10/18 (d’ailleurs le nouveau roman vient tout juste de sortir, il s’appelle “Le témoignage du pendu”). 
Née en 1939, Patricia Ann Granger obtient un diplôme en langues étrangères, enseigne l’anglais dans un collège français puis obtient un emploi au service des visas dans des consulats britanniques en Tchécoslovaquie, Yougoslavie et Autriche. Après avoir rencontré son époux, elle l’accompagne dans ses voyages en Zambie puis en Allemagne, avant de revenir en Angleterre où elle décide de se consacrer à l’écriture. Elle publie d’abord des romans historiques, puis se consacre au roman policier en 1991. 
Sa série la plus connue en France est donc celle de “Lizzie Martin”, un vrai régal à lire si vous ne connaissez pas déjà. Dans “La curiosité est un péché mortel”, on fait donc la connaissance de Lizzie Martin, une orpheline plus si jeune que ça, contrainte d’accepter le poste de dame de compagnie que lui offre une lointaine parente, dans la Londres Victorienne. Rapidement, elle découvre que celle qui occupait ce poste avant elle a disparu, s’étant enfuie avec un inconnu. Mais lorsque le corps de la jeune fille est découvert dans le chantier de la gare Saint-Pancras, elle ne peut pas s’empêcher de mener l’enquête. Et elle pourra compter sur l’aide d’un ami d’enfance devenu inspecteur, Ben Ross, pour découvrir la vérité sur la mort de cette femme dont le sort semble lié au sien. 
Lizzie Martin est un brin de femme super attachant et surtout qui sort de l’ordinaire. C’est un héroïne comme on les aime, qui ne s’en laisse pas conter et qui prend son destin en main, quitte à froisser la “bonne société”. Elle n’a pas sa langue dans sa poche, parfois un peu trop, et ne sait pas rester à la place que la société veut qu’elle tienne. Elle ne s’embarrasse pas de tous les carcans de la société de l’époque, elle est incapable de résister à l’envie de poser des questions, de prendre des initiatives et surtout, surtout, elle ne sait pas ne pas décider pour elle-même ce qu’elle doit faire, dire ou qui aimer. Bref, Lizzie Martin c’est un peu une féministe avant l’heure, en avance sur son siècle et terriblement moderne. 
Ce que j’aime aussi dans ces romans, c’est le voyage. Car oui, on passe d’un décor à l’autre avec Ann Granger. On peut découvrir Londres en plein chambardement avec le début des travaux du métro ou encore partir au fin fond de la campagne anglaise, dans le Hampshire. On sent le talent de l’écrivaine historique poindre à chaque page. Mais ce ressenti ne se fait pas uniquement sur les paysages et les lieux. En effet, Ann Granger ancre son récit dans le temps en ajoutant des détails historiques comme la publication des travaux de Darwin ou encore les débuts de la psychanalyse du XIXème siècle, notamment dans le tome 2.
 

 Ces romans sont un vrai régal et j’ai hâte de me jeter sur le cinquième tome de la série ! 


10 thoughts on “Meurtre à l’anglaise : Ann Granger (Mois Anglais #2)”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.