Parlons livres #5

Bonsoir mes libellules !
Ce weekend j’ai eu l’occasion de dévorer plusieurs BD, nouvelles acquisitions au travail. Il est rare que je parle de BD par ici alors je me suis dit que c’était l’occasion de changer ça. Surtout que parmi les cinq que j’avais choisies, j’ai eu un joli coup de cœur !
“Les naufragés du Métropolitain”, Patrice Ordas & Nathalie Berr
Dans cette BD on se retrouve plongé dans le Paris du 1910 et l’on découvre l’histoire de Valentin, un apprenti joaillier de la Place Vendôme qui tombe dans les pattes d’anarchistes détrousseurs de bourgeois. Leur chef, dit “Le Fennec”, convoite des bijoux enfermés dans le coffre de l’atelier où Valentin travaille… Mais c’était sans compter sur le fait que Valentin est sous la surveillance de la fameuse Brigade du Tigre du commissaire Sébille. 
Bon, je ne vais pas vous cacher que ça n’a pas été ma préférée. J’ai apprécié de suivre l’histoire, mais je trouve que les choses vont trop lentement à se mettre en place. Et puis j’ai trouvé les “méchants”, un peu trop caricaturaux. Le dessin est agréable mais je dois avouer que le scénario m’a laissée de marbre. Bref, je ne suis pas sûre d’en lire la suite.
“Bonne journée”, Olivier Tallec
Cet album n’est pas vraiment une BD à mes yeux dans le sens où chaque page est en fait une image avec une légende. Chaque image nous présente une image de vie quotidienne, tendre ou amusante. Le dessin est vraiment très réussi, absolument superbe. Et les légendes souvent très drôles, ce qui rend l’album superbement réussi. Pour autant, quelques-unes des planches m’ont semblé un peu faciles, et c’est ce qui fait que ce n’est pas un vrai coup de coeur. Toutefois, je ne peux que vous en recommander la lecture, c’est vraiment l’occasion de passer un joli moment.
“Happy parents”, Zep
Bien connu pour son héros Titeuf, Zep propose ici de s’amuser des drôles de situations que peuvent rencontrer les parents… et les enfants. 
Bon, j’ai trouvé certains gags amusants, mais tout ne m’a pas fait rire et j’ai malheureusement trouvé que beaucoup étaient basés sur des “pipi-caca” et finalement ça rend les situations un peu moins amusantes, à mes yeux en tous cas. 
Pour autant, certaines pages étaient très drôles, alors finalement c’est une lecture un peu en demie-teinte. Un petit point bonus que j’ai apprécié c’est la grande diversité des parents : des grands, des petits, des gros, des maigres, des moches, des beaux, des colorés ou des pas colorés. Bref, j’ai vraiment bien apprécié cette variété, qui permet tout de même de s’identifier plus que si on n’avait à faire qu’à des beaux/belles gosses. 
“Violette autour du monde”, Turconi & Teresa Radice
 Dans ces deux tomes on fait la connaissance de Violette, jeune artiste de cirque qui donnerait tout pour avoir une vie “normale”, avec des parents aux métiers bien ennuyeux et habiter dans un endroit qui ressemblerait à une véritable maison… Dans le premier tome, Violette nous emmène avec elle dans son lieu de vie, le Cirque de la Lune, qui s’est arrêté à Paris pour quelques jours. Et au détour d’un petit carnet, Violette fait la connaissance d’un drôle d’artiste peintre, Henri de Toulouse-Lautrec, qui l’invite à changer son regard sur le monde. 
Dans le second tome, ce n’est plus à Paris que l’on retrouve Violette, mais entre New-York et le Canada, où cette fois-ci elle croise la route d’un immense compositeur : Antonin Dvořák. Et celle d’un jeune indien. Tous deux apportent encore leur pierre à l’édifice qu’est la vie de Violette…
Bon vous l’aurez compris, mon coup de cœur est là… Le graphisme des couvertures a attiré mon œil parmi toutes les autres BD et j’ai bien fait de mettre mon nez dedans : le dessin est aussi réussi dehors que dedans. Il y a une vraie douceur dans les traits et en même temps tellement de vie… On voyage ne serait-ce que par les dessins. Mais les scénarios sont aussi très chouettes. On est dans une BD jeunesse, ne l’oublions pas, mais on est loin de la caricature et en plus les jeunes lecteurs (et les plus grands !) découvrent des grandes personnalités culturelles qui changent de l’ordinaire (oui, avouez quand même que Dvořák n’est pas vraiment le compositeur le plus étudié…). Le tout sans être ni moralisateur ni trop éducatif. On est pile poil dans la bonne dose de tout et quand on arrive au bout, on a envie de lire la suite, de retrouver Violette et son Cirque au grand cœur. Car oui, il y a ça aussi qui m’a plu dans cette BD : la notion de l’acceptation de toutes les cultures…
Bref, cette BD c’est du bonheur à toutes les pages, je ne peux que vous recommander de vous lancer !
Et vous mes libellules, des BD à conseiller en ce moment ?


8 thoughts on “Parlons livres #5”

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